jeudi 24 janvier 2008

En-Vau et le Belvédère depuis le col de la Gardiole 24 janvier 2008

14km - 350m de dénivelé




Notre itinéraire.






On ne pouvait espérer plus belle journée que celle d'aujourd'hui pour aller du côté de nos chères calanques. Dany a en effet choisi de nous emmener à En-Vau. Et même si le fond de l'air est plutôt frisquet ce matin au départ, le ciel est lumineux et pas un souffle d'air.

Nous voilà donc partis direction le parking du col de la Gardiole. Là des panneaux nous informent des nouveaux balisages.


Nous nous dirigeons vers la maison forestière puis entreprenons la descente du Vallon de la Gardiole jusqu'au Portalet d'En-Vau, jonction du Vallon d'En-Vau et du GR98/51.



Avec ce dernier nous nous enfonçons dans le vallon, les parois sont de plus en plus hautes et semblent se resserrer sur nous.


Attention! modification du tracé du GR98/51:


Au second carrefour, au lieu de continuer sur En-Vau, le GR98/51 avec le balisage vert, remonte sur le plateau de Cadeiron pour rejoindre Port-Pin et Cassis.

Nous passons sous la Grande Aiguille, puis nous découvrons la Petite aiguille et le Doigt de Dieu, la calanque n'est plus très loin et on se rapproche du niveau "zéro" de la mer.


La Grande Aiguille... la Petite Aiguille... le Doigt de Dieu

Enfin la voilà, tel un saphir, le joyau des calanques de Cassis nous apparaît enchâssé entre ses immenses parois de calcaire. Le soleil a du mal à pénétrer la profonde ria et la plage est plongée dans l'ombre sauf un petit recoin qui nous accueille le temps de grignoter la "barre de 10 heures".


La plage d'En-Vau... la Petite Aiguille... Des visiteurs en kayak de mer.

Là, un panneau de l'ONF nous informe de la suppression du tronçon du GR98/51 qui reliait la plage d'En-Vau à Port-Pin (voir plus haut).


Après nous être attardés le temps de la pause, nous revenons sur nos pas afin de rejoindre le Belvédère d'En-Vau par l'itinéraire bleu qui grimpe dans les éboulis depuis le fond du vallon. Hors celui-ci est supprimé, sans doute estimé trop dangereux, de plus il est introuvable. Nous nous aventurons sur un semblant de trace très raide qui nous amène jusqu'à la Brèche de Castelvieil. Impossible d'aller plus loin et pour cause, un à-pic impressionnant plonge devant nous, mais le coup d'oeil en vaut la peine.


Ca monte raide!... Vue de la Brèche de Castelvieil.

Nous sommes obligés de rebrousser chemin en restant vigilants dans la descente. Nous rejoignons sans encombre le fond du vallon d'En-Vau. Le plus sage maintenant est de remonter ce dernier jusqu'au Portalet et de gagner le Belvédère par le Col de l'Oule.


La Grande Aiguille ensoleillée. Au Col de l'Oule.

Après avoir traversé le Plateau d'En-Vau, nous atteignons enfin le Belvédère d'En-Vau le bien nommé. On ne pouvait trouver mieux pour la pause déjeuner. En effet même si bon nombre d'entre nous connaissent les lieux, c'est toujours un bonheur que de redécouvrir le spectacle à couper le souffle qui s'offre à nous. Mais dans ce cas des photos valent mieux que de longs discours.


Du Plateau de Castevieil.... ...à l'île de Riou et au Cap Morgiou


L'île de Riou, le Cap Morgiou, les falaises du Devenson et la Grande Candelle.



De gauche à droite, la Ste Baume, les crêtes de Ceyreste, la Couronne de Charlemagne, le Bau de la Saoupe, les falaises de Soubeyrane et le Cap Canaille, devant, le Plateau de Cadeiron.


Pendant ce temps, près de nous, les grimpeurs tels des araignées suspendues à leur fil, évoluent au-dessus de la calanque de l'Oule.



Un dernier regard sur les falaises ocres du Cap Canaille et le profond bras de mer formé par la calanque d'En-Vau et il nous faut songer à repartir.



Demi-tour donc. Après être repassés au col de l'Oule, nous choisissons de remonter en partie le vallon des Rampes pour aller voir l'Aven des Marseillais dit aussi gouffre des Quatre Trous que nous ne connaissons pas. Nous y parvenons sans grande difficulté grace en partie au GPS de Bernard. C'est une grande faille dont nous ne voyons pas le fond.






De là, par une draille mal marquée mais jalonné de cairns par endroits, nous atteignons un plateau qui domine le vallon des Pins. Un très beau sentier en balcon soutenu par des murets de pierres sèches nous ramène sur le tracé jaune venant de la crête de l'Estret puis au col de la Gadiole.




Nous profitons une dernière fois des magnifiques panoramas:




La photo de notre itinéraire est de Bernard, qu'il en soit remercié.



































































































































































































































































































































































































jeudi 17 janvier 2008

Circuit de Riboux depuis le Clos Marin 17 janvier 2008

19kms300 - 250m de dénivelé

Voilà près d'un mois que certains d'entre nous n'avaient plus chaussé leurs godillots de rando (fêtes de fin d'année oblige!). Aussi trépignaient-ils d'impatience ce matin sur le parking des Cabanes.
Nous n'allions pas être déçus, la journée s'annonçait enfin ensoleillée et Dany nous avait réservée une jolie boucle du côté de Riboux.
Départ donc du Clos Marin (carrefour de la D2 et de la D402).


Tout de suite nous avons remarqué la noria incessante de camions au lieu-dit de Croquefigue. C'est là en effet qu'a été implantée une carrière de granulats ordonnée par la mairie de Signes malgré les inquiétudes et l'opposition des associations de défense de l'environnement. On peut d'ores et déjà constater l'impact négatif sur la nature environnante: lieu de nidification d'espèces protégées perturbé, site magnifique avec arbres centenaires saccagé, bruit...

Mais bon, nous avons poursuivi notre randonnée et laissé Croquefigue pour nous engager en direction de la Plaine du Romanil. Après avoir traversé le Clos de Pégoun, nous avons emprunté la piste des Maulnes pour très vite lui préférer les rives du Canal du Latay.





Le Clos de Pégoun.... le Canal du Latay

Prudence par endroits, car les pluies de ces derniers jours avaient rendus glissants les abords du canal.
Nous l'avons longé jusqu'au Clos des Bécasses. Là, nous avons choisi de sortir des sentiers battus et de remonter le Vallon des Lègues. Cette variante à caractère sportif se déroule au fond d'une gorge dans un cadre de verdure très agréable. Mais là encore gare aux glissades, car ce vallon rocailleux est en fait le lit d'un torrent constitué de cuvettes et de marmites très humides actuellement.



La présence par endroits d'arbres et de branchages encombrant le fond du vallon ralentissait notre progression. Mais, finalement vers le haut, nous avons rejoint la piste du Romanil.
Peu après nous avons atteint la plaine des Maulnes.




De nouveau, nous étions témoins d'un spectacle désolant: on était en pleine "déforestation". On ne reconnaissait même plus les lieux que nous avions pourtant maintes fois parcourus.
On est en droit de se poser la question: la protection de la forêt contre les incendies justifie-t-elle un tel abattage systématique des arbres?
Tout en dissertant sur le sujet, nous avons rejoint les champs du Cros de Recoux.



Par endroits, la piste inondée nous obligeait à jouer les équilibristes!




Nous avons rejoint Riboux où nous avons déjeuner à l'abri de la chapelle.
Ce petit village d'une vingtaine d'habitants est d'autant plus connu que Claude Berri y a tourné "Jean de Florette" d'après le roman de Marcel Pagnol.


Puis nous avons entrepris le retour par la piste de la Sauvagère. Nous l'avons quittée peu après pour nous diriger plein sud en direction de Château Renard et de Peircède.
Là encore ce fut une bien triste découverte pour ceux qui n'étaient pas venus dans les parages depuis plusieurs mois. Peircède n'est plus le petit cabanon que certains d'entre nous connaissaient et les alentours sont devenus une vaste étendue lunaire de plusieurs hectares. Ce lieu est parait-il destiné à être planté d'oliviers...
Si l'on ajoute à ce tableau peu réjouissant l'incendie qui a ravagé l'an dernier la foêt au-dessus de Peircède, vous imaginerez sans peine notre amertume devant tant de gâchis.



Nous avons poursuivi la descente Jusqu'aux ruines du Vieux Mounoï, il était trop tard pour monter jusqu'à la grotte, elle sera l'objet d'une autre rando. En suivant le Vallon du Marseillais et la D2, nous avons regagné nos véhicules, la boucle était bouclée.


Le puits du Vieux Mounoï

Notre itinéraire